Je vous avait promis quelques interviews , et Après Mag ,Gégé, et Robert, je me remet au travail pour interviewer mon "poto" Thierry alias fanfanrider . Rollerman Stephanois de la première heure , je ne pourrais citer tout nos souvenirs en communs , mais voilà sans aucun doute un ami qui donne vraiment un sens au mot "Passionné"
- Salut Thierry , Alors comme d'accoutumé une petite présentation , Peux tu nous dire ton age , ton rôle au sein de Sainté roller , depuis quand es tu adhérent ?
- J’ai 51 ans, je m’occupe de la section vitesse et de l’organisation des randonnées « hors ville ». Je suis adhérent depuis… Je ne sais plus…. Une dizaine d’année, on va dire.
- Adhérent depuis 10 ans mais le roller, depuis quand ? car j'ai l'impression de toujours t'avoir vu sur les roulettes .
- Depuis 15 ans, ça je m’en souviens car j’ai commencé l’année de la naissance de ma fille
- Comment t'est venu l'idée de faire du roller ?
- A la suite d’un séjour à New York, le roller populaire était alors en plein essor et les allées de Central Park envahies par des patineurs de tout age. Difficile dans ces conditions de ne pas avoir envie d’essayer. Donc mes premiers rollers, je les ai acheté en rentrant en France à Auchan, je me souviens qu’ils me faisaient très mal aux pieds. Puis une vraie paire à « la Hutte » quelques semaines plus tard. J’ai donc appris tout seul durant 4 ans. Puis j’ai commencé à descendre avec Cathy Chauvet. J’ai aussi fait les toutes premières randos Lyonnaises avant que des assoc soient créées
- Plusieurs disciplines existent dans ce sport, quelles sont par ordre de préférence celle que tu pratique ?
Vitesse et Rando/raid ou Rando et vitesse ça dépend des périodes j’ai aussi fait un peu de descente.
- La descente , tu as rechaussé les 5 roues de descente fin Aout , ( voir avatar ) quelles sensations ?
Un vrai bonheur de renouer avec cet aspect de la glisse à roulettes : les schuss, la recherche du geste juste, de la trajectoire idéale dans les courbes, le tout agrémenté d’une petite pointe d’Adrénaline … L’ambiance particulière des Freerides « Juste pour le plaisir » qui reste détendue même quand on se tire la bourre. Oui, beaucoup de bonnes sensations et aussi des souvenirs qui ressurgissent : le premier downhill jamboree à Chamrousse avec Cathy Chauvet, le bluewin contest à Lausanne et toutes les routes en pente (officiel ou non) qui nous ont servi un jour de terre d’aventure… alors maintenant que j’ai dépoussiéré mon casque je risque bien de me laisser re-tenter par un ou deux événements l’année prochaine.
- Inventeur amateur , tu testes aussi une luge de descente que tu as toi-même pensée ,dessinée et construite , un p'tit mot la dessus ?
Oui, inventeur et pilote d’essai aussi…. ( Je rigole) J’en suis en fait à mon 3 ème proto. je ne suis pas encore parvenu au résultat escompté mais j’y travaille …
- Comme il y a une vie post roller , avant de découvrir les roulettes, quels étaient tes sports, tes passions ?
J’ai fait de la course à pied durant 10 ans. Mais aussi de l’alpinisme et de l’escalade, du vol libre, de l’ULM de l’équitation et de la pêche et cueillettes de champignons, de la rando de tout genre… Enfin pas mal d’activités de plein air surtout.
- Je me souviens de pas mal de défis dans lesquels tu m'as emmené, aujourd'hui je suis un peu en retrait, mais il me semble qu'un groupe est très présent à tes côtés pour les randos week-end et hors ville, peux-tu en parler ?
C’est vrai que tu m’as accompagné dans pas mal de périples, nous étions alors que 2 ou 3 à faire de la rando sportive. Ces parcours que l’on a défriché sont devenues aujourd’hui des classiques. Pourtant à l’époque se lancer dans un St Etienne Lyon ou un tour du Pilat en roller c’était un peu partir à l’aventure.
Aujourd’hui, défis physiques et défis humains, Saint Etienne Roller est passé maître dans les deux disciplines, l’organisation d’une rando de plusieurs jours pour 20 personnes devient simple quand on peut compter sur la participation de chacun. Je me souviens des landes où nous devions monter chaque soir le camp et le défaire le matin malgré la fatigue et/ou le mauvais temps, le tout dans la bonne humeur et avec une efficacité redoutable. Les parties de fous rires quotidiens l’année dernière en suisse mais aussi à paris il y a 3 ans. Il y a aussi la joie d’Anne clé cet été au sommet du Ventoux. Il y a maintenant un vrai groupe de rando/raid à Saint Etienne où chacun apporte sa contribution, propose des parcours, accompagne ou apporte sa bonne humeur. Que demander de plus ?
Donc pas mal de projets à venir et cette année encore. Il faudra choisir entre course, rando ou descente.
- Peux-tu nous dévoiler en avant-première ton futur projet ?
Oui : Partir plusieurs jours en autonomie en « traînant » avec nous notre matériel donc sans souci de logistique ou de temps ni contrainte d’arriver à un point précis. Pour cela, Il faut avant tout développer un traîneau freiné léger et efficace qui ne dénature pas le patinage. Ça c’est pour le moyen terme.
Sinon plus près de nous peut être une nouvelle rando de plusieurs jours pour l’ascension 2010, il y a plusieurs pistes mais rien d’arrêté encore.
- Peu de personnes sont au courant, mais l'origine des randos populaires à St Etienne, c'est toi. Racontes nous cette organisation.
C’est Frédéric Paillet qui a créé les randos stéphanoises, je lui ai juste donné un coup de main, mais j’ai effectivement repris le flambeau quand ses études l’ont éloigné de St Etienne. Nous avons créé l’association IRR et les staffeurs de la rando lyonnaise de l’époque nous ont aidé et appris l’encadrement d’un cortège de rollers… Il faut savoir qu’il y avait 400 patineurs lors de la première rando puis 200 en moyenne dans les randos suivantes donc un joli bazar dans les petites rues du centre ville.
Enfin les adhérents du CPS ont pris le relais des lyonnais pour l’encadrement et nous avons fini par fusionner les deux Assoc donnant naissance à Saint Etienne Roller …
- Je sais que ton esprit compétiteur et ta passion pour la vitesse t'ont mené vers la course, tu as pris en main un groupe pour les amener sur les compétitions , quels sont vos objectifs, quelles courses sont au programme ?
Un club de roller n’existe aux yeux des autres clubs et de la FFRS qu’au travers de ses compétiteurs et Saint Etienne Roller a un sacré retard avec une orientation historique axée loisir.
Pour Saint Etienne Roller, tout est encore à créer en matière de course, surtout avec les jeunes qui sont le futur de notre club. Les compétitions régionales et nationales sont là pour qu’ils puissent progresser logiquement et révéler leurs talents de sportifs. Malheureusement sans moteur ni modèle de leur âge le groupe a un peu de mal à décoller. La plupart des jeunes stéphanois qui chaque année débute une activité sportive ignore jusqu’à l’existence du roller de vitesse.
Plus largement, au-delà de la vitesse pure, travailler le pas de patineur (celui utilisé en course) rend le patinage efficace et agréable car la sensation de glisse est décuplée.Il faut aussi pouvoir proposer à nos adhérents d’autres alternatives lorsqu’ils ont acquis les bases du patinage (rando , hockey, vitesse).
Le programme pour cette année : des courses régionales pour les plus jeunes, les courses nationales de la FIC pour les grands (et les vieux) et peu être le Mans en juillet et la One eleven au mois d’août.
Personnellement, j’aime rouler vite, j’aime patiner efficacement, j’aime m’entraîner en me fixant des objectifs, j’aime aller au bout de moi-même, sentir mes limites. Je n’ai pas obligatoirement un esprit de compétiteur, mais je me laisse facilement prendre au jeu et quand ça frotte un peu dans les pelotons cela ne me dérange pas de jouer des coudes. En tout cas ce qui m’importe, surtout, c’est de rouler avec des copains. De plus, La course reste un bon moyen pour garder une bonne condition physique
- Quel est ton ou tes meilleurs souvenirs de roller ?
- La première fois que j’ai eu le courage de me lancer dans une descente
- Une rando au bord de la mer avec ma chérie, nous étions seule au monde sous la canicule longeant des grandes routes bombées de voitures, Nous avons roulé des heures durant en nous tenant par la main, c’était entre Palavas et les Saintes Marie
- Comment vois-tu ton futur sur les roulettes?
Le roller n’est pas tout mais puisqu’il s’agit de cela, j’aimerais bien relier un jour l’Atlantique à la mer Noire lorsque Rose et moi serons à la retraite mais Chuttt .. C’est un secret … Ça reste entre nous car Rose ne le sait pas encore.
- Il paraît que le roller peu mener à la romance voir à l'amour, tu me confirme ??
Oui effectivement la romance et l’amour peuvent naître sur des roulettes, mais certaines personnes sont faites pour se rencontrer, c’est écrit. Si j’avais fait foot et ma chérie, du point de croix, ça aurait mis juste un peu plus de temps. Cependant c’est très agréable de partager des choses communes et le roller en est une de plus.
- Un mot pour la fin, un message à faire passer, un souhait ?
Un message : Il faut grandir, mais jamais trop pour garder un peu de ses rêves et de son âme d’enfant et à défaut de faire des grandes choses celles que vous ferez, vous paraîtront belles.
Un souhait : bien sûr, arriver à créer une vraie section course mais surtout mon souhait est que notre club conserve toujours son état d’esprits et sa convivialité
Et le mot de la fin c’est une citation de Proust : Les montagnes s’élèvent devant nous pour que l’on soit tenté d’essayer de les franchir à roller…. Non finalement ce n’est peut-être pas de lui…
Merci Thierry pour cette interview et de faire bouger tout ce petit monde
Merci Jean Marc
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